Green coding : l’IA, l’arbre qui cache la forêt

Vendredi 27 février 2026, Jérôme Maquoi était en direct chez TechnoMinds sur Boukè pour parler de sa recherche en green coding.
Ces derniers temps, on parle beaucoup d’intelligence artificielle, mais on oublie souvent qu’elle n’est que la partie visible d’un système bien plus vaste. Entraîner un modèle revient à produire un fichier gigantesque à partir d’une masse de données, mobilisant des serveurs, du stockage et des processeurs qui tournent longtemps. Une fois entraîné, même son utilisation quotidienne n’est pas neutre : plus un modèle est volumineux, plus il consomme d’énergie pour répondre.
Derrière l’IA, il y a aussi le cloud. On l’utilise sans y penser, parce qu’il nous affranchit de nos limites locales. Stockage, calcul, services : tout est externalisé vers des infrastructures physiques très lourdes, mais dont l’impact reste caché derrière l’abstraction du “tout en ligne”. Et plus loin encore, il y a les développeurs. Chaque application repose sur des milliers de lignes de code, d’essais, de tests automatisés, d’outils, de vidéos, de recherches et de services qui, eux aussi, sollicitent l’infrastructure numérique mondiale.
L’IA impressionne, mais ce n’est qu’un arbre. Pour comprendre l’impact réel du numérique, il faut regarder la forêt dans son ensemble.