Cette année, le cours de Test et Qualité a offert à Anas Damlakhi, Robin Delvaux, Edwyn Eben et Julien Jamoulle l’opportunité de contribuer directement à la recherche en génie logiciel, en collaboration avec l’équipe SNAIL. Le projet, baptisé Energy Codesumption, s’inscrit dans la continuité d’une étude publiée et présentée lors du workshop DevOpsSustain, au sein de la conférence FSE 2025 à Trondheim en juin 2025. Cette recherche, menée par Jérôme Maquoi, pose une question fondamentale : comment le code source d’un projet Java affecte-t-il la consommation énergétique de ce projet ? La problématique est d’actualité : la communauté du génie logiciel reconnaît de plus en plus la durabilité comme un domaine de recherche clé, mais les développeur.euse.s manquent souvent de connaissances sur les stratégies efficaces pour réduire l’empreinte énergétique de leurs applications.
La consommation énergétique est l’un des principaux enjeux liés à l’impact environnemental de l’IT. Si l’on pense souvent au hardware comme principal responsable, le software joue un rôle déterminant dans cette consommation. Dans ce contexte, l’évolution de l’impact énergétique d’un projet informatique est de plus en plus étudiée dans la littérature scientifique. C’est précisément cette problématique qui a motivé la création d’EnergyTrackr, un outil développé en 2025 par François Béchet, alors étudiant en dernière année de master réalisant son mémoire avec l’équipe SNAIL, lors de son stage de recherche à la TU Delft.